Bali gourmande : guide food et voyage entre warungs et saveurs indonésiennes

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Bali ne se résume pas à ses plages et ses rizières en terrasses : l'île des Dieux possède une cuisine épicée et parfumée, profondément rituelle. On y mange aussi bien dans une cérémonie de temple que sur un tabouret de warung, ces petites cantines familiales au charme inégalé.

Les plats à goûter absolument

  • Babi guling (cochon de lait rôti) : la spécialité balinaise par excellence, farcie d'épices et à la peau croustillante.
  • Nasi campur : une assiette composée de riz entouré de petites portions variées, idéale pour goûter à tout.
  • Satay (sate) : brochettes grillées au feu de bois, servies avec une sauce aux cacahuètes.
  • Bebek betutu : canard longuement mijoté dans un mélange d'épices (base genep), enveloppé et fondant.

Où aller et comment commander

Ubud, au cœur de l'île, est le repaire des gourmets : warungs traditionnels, cafés végétariens et marchés s'y côtoient au milieu des rizières. Sur la côte, Seminyak et Canggu marient cuisine locale et adresses branchées. Astuce pratique : dans un warung, on choisit souvent ses plats directement à la vitrine en les pointant, et le riz sert de base à tout repas.

Les menus locaux sont rarement traduits en français et souvent rédigés en indonésien : photographier la carte pour la traduire sur-le-champ vous aide à distinguer les plats et leur niveau de piment. Précisez tidak pedas si vous souhaitez une version moins relevée, le piment balinais ne faisant pas de quartier.

Quand y aller

Bali a deux saisons. La saison sèche, d'avril à octobre, est la valeur sûre : ensoleillée, moins moite, idéale pour la plongée et la randonnée ; juillet et août sont aussi la haute saison, avec plages pleines et prix plus élevés. La saison des pluies, de novembre à mars, se traduit le plus souvent par une grosse averse en fin d'après-midi plutôt que par une pluie continue, avec une végétation somptueuse, beaucoup moins de monde et des hébergements moins chers. Prévoyez le cas de Nyepi, le nouvel an balinais en mars : l'île entière et l'aéroport s'arrêtent une journée complète, personne ne sort, et la veille, avec les effigies Ogoh-Ogoh, vaut le déplacement.

En pratique

Bali est plus vaste qu'il n'y paraît et la circulation entre le sud et Ubud dévore le temps : comptez large même pour de courtes distances. Les scooters sont partout et constituent aussi la première cause d'accident chez les visiteurs — casque obligatoire, permis international également. Les applications de VTC fonctionnent mais sont restreintes autour de certaines plages et marchés par les collectifs de chauffeurs locaux. On paie en roupies ; les distributeurs sont nombreux et les warungs souvent en espèces uniquement. Le pourboire n'est pas obligatoire mais apprécié, et les grands restaurants ajoutent service et taxes. On ne boit pas l'eau du robinet. Pour les temples, sarong et écharpe, généralement prêtés à l'entrée.