Chengdu, guide gourmand et voyage au cœur du Sichuan
Capitale du Sichuan et patrie des pandas, Chengdu cultive un art de vivre nonchalant, entre maisons de thé, parties de mahjong et tables épicées. Sa cuisine, classée au patrimoine de l'UNESCO, joue sur le fameux « mala », ce mariage du piment brûlant et du poivre du Sichuan qui engourdit délicieusement la langue.
Les plats à goûter absolument
- Mapo tofu : un tofu soyeux mijoté dans une sauce rouge de viande hachée, de fèves fermentées et de poivre du Sichuan.
- Nouilles dandan (dandan mian) : des nouilles enrobées d'une sauce au sésame, à la viande croustillante et au piment.
- Hotpot chuan chuan : une variante du hotpot où les ingrédients sont enfilés sur des brochettes, que l'on paie au nombre de bâtonnets.
- Huiguo rou : du porc « deux fois cuit », sauté avec des poireaux et de la pâte de soja pimentée.
Où manger et flâner
La rue Jinli, ruelle ancienne restaurée près du temple de Wuhou, aligne échoppes de street-food, théières fumantes et lanternes rouges. Le quartier de Kuanzhai Xiangzi (les ruelles large et étroite) offre une ambiance similaire, idéale pour grignoter en flânant.
Astuce pratique : pour le chuan chuan, conservez vos brochettes vides, c'est ainsi qu'on calcule l'addition. N'hésitez pas à demander un niveau de piment plus doux (« weila ») si vous débutez avec la cuisine sichuanaise.
À Chengdu, les menus sont presque toujours rédigés uniquement en chinois, sans traduction française : photographier la carte pour la traduire instantanément est indispensable pour identifier les plats, anticiper leur force et commander sans appréhension. C'est ce qui transforme un repas intimidant en exploration savoureuse du Sichuan.
Quand y aller
De mars à juin et de septembre à novembre sont les fenêtres les plus agréables : doux, verdoyants et avec cette brume douce typique du bassin du Sichuan. L'été est chaud et moite, l'hiver frais, humide et gris mais rarement vraiment froid — et c'est précisément là que la marmite est la plus convaincante. Le soleil reste de toute façon un invité rare ; les habitants plaisantent en disant que les chiens aboient quand il se montre. Évitez la semaine de la fête nationale début octobre et la fête du Printemps sans réservation anticipée.
En pratique
Le métro est bon marché, moderne et étendu, avec une signalétique bilingue et des contrôles de sécurité aux accès ; il faut un passeport ou une pièce d'identité pour acheter les titres. On paie par application mobile, et les deux grands services acceptent désormais les cartes étrangères — à configurer avant le départ. Le pourboire n'a pas cours. Pour la marmite, le pot yuanyang partagé, moitié pimenté moitié doux, est une commande parfaitement normale, et wei la, « peu pimenté », est un bon point de départ ; le picotement vient du poivre du Sichuan et il est voulu. La base de recherche sur les pandas se visite en début de matinée, quand les animaux sont actifs, et les maisons de thé du parc du Peuple constituent l'autre moitié de l'expérience.